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samedi 12 novembre 2011

Biram Ould Dah, Balla Touré et leurs compagnons de lutte iront à Innal..!


Biram Ould Dah, Balla Touré et leurs compagnons de lutte iront à Innal..!
« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire des lions sera écrite par les chasseurs ». Heureusement que nos braves lions ont déjà pris possession de leur propre histoire.

Le 28 novembre 1960 est la date de l’accession de notre pays à l’indépendance. A partir de ce moment, la Mauritanie est devenue une république souveraine et indépendante. Ses fils en avaient exprimé la fierté et la gloire pendant un court moment. Et puis ce fut le déluge de malheurs qui a été le compagnon « de la liberté dans la pauvreté… ». Cette absurdité d’un mégalomane a creusé le lit à la misère noire que vivent les mauritaniens et cela dure depuis plus de cinquante ans.

Aujourd’hui, ce sont presque des centaines de milliers de mauritaniens exilés et des milliers enfouis dans des fosses communes quand ceux vivant à l’intérieur croupissent sous le poids toujours grandissant des méfaits des médiocres dont l’inconscience est érigée en système retors de gouvernement.

C’est dans cette ambiance plus que révoltante que des mauritaniens s’apprêtent à fêter une indépendance qui n’en vaut plus rien tellement la crise est profonde parce que maintenant traversée par la fissure du tissu social : le racisme à tous les niveaux et le manque de confiance vis-à-vis de nos dirigeants.

Ne serait-il pas intéressant que le 28 novembre 2011 soit marqué du sceau de l’histoire qui voudrait que cette journée soit un deuil national, de méditation, de lamentation et de visite des lieux comme Innal et Tiguinté.

Après ce pèlerinage, nous devrions initier toute démarche à réconcilier le pays avec ses familles endeuillées, avec tous ses enfants éparpillés aux quatre vents de la planète et situer la responsabilité de chacun sans nécessairement chercher à punir donc à juger.

Que vaut une fête nationale dans la misère et dans la famine? Encore une fois la faillite du système en place en Mauritanie est plus que jamais établie. Nous, survivants de la barbarie meurtrière d’une idéologie à la doctrine tyrannique et à la stratégie assassine, nous n’avons aucune excuse à célébrer une fête dans une nation dépourvue de justice et d’avenir pour une partie du peuple.

Aucune victime d'un tortionnaire politique n'a obtenu que le coupable soit traduit devant la justice, et ce depuis l'indépendance. Pire encore, les acteurs de ces barbaries intègrent élégamment le nouveau système sans évidement qu'on émet les moindres murmures sur leurs actes antérieurs.

Nos morts ne sont pas encore morts parce qu’ils n’ont pas reçu de sépulture digne, parce que nous ne les avons pas encore accompagnés en leur dernière demeure ; puisque nos dirigeants actuels et tortionnaires d’autrefois ne nous ont pas encore indiqué les fosses communes dans lesquelles l’esprit de nos morts ne se sont pas couchés du sommeil eternel.

Réclamons plutôt la réhabilitation des victimes, ce qui implique irréversiblement la réconciliation nationale. Oui, nous irons tous à Innal pour honorer la mémoire de nos 28 disparus en ce jour du 28 novembre 2011…..!

Diabel Touré
Montréal, Canada
diabeltoure@yahoo.fr

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