Translate

dimanche 31 juillet 2011

Attention le Sud-Soudan n’est pas comparable à la Mauritanie





Nous entendons certaines choses très confuses, des intellectuels  qui confondent l’autonomie et l’indépendance. Ils disent  qu’il est temps de  séparer le Sud de la Mauritanie du reste dixit: « Si nous n’arrivons pas à vivre avec les arabes, séparons nous  comme l’a  fait les sudistes Soudanais ». Ces intellectuels s’inspirent  astucieusement de l’exemple  du Sud soudan pour  essayer de nous convaincre mais aussi sur la déclaration du mouvement politique Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) à propos de l’autonomie du Sud de la Mauritanie. A notre connaissance, les FLAM n’ont jamais ébauché l’idée de l’indépendance du Sud de la Mauritanie  dans leur texte final lors du congrès à paris. Ensuite nous pensons qu’il y a mauvaises intentions derrière cette interprétation que veulent attribuer ces intellectuels au mouvement FLAM  avec des idées carrées. Plusieurs aspects nous différencient du Sud de Soudan.


 Le  premier  aspect est celui de la religion, les noirs  Mauritaniens  ne sont pas persécutés ni vendus parce qu’ils sont chrétiens où animistes. Ils sont victimes d’un racisme d’état et de l’esclavage  primitif fondamentalement racial avec la bénédiction des nègres-griots du système depuis l’indépendance  du pays à nos jours. 


Deuxième aspect : tous les  noirs ne sont pas esclaves des maures "Beidhanes-blancs" , il y a pire certains noirs du sud se croient et disent être supérieur à d’autres et ce phénomène n’est pas prêt à s’arrêter même avec l’indépendance du sud. Le jour où le sud Mauritanien aura l’indépendance où son l’autonomie, une bataille rangée éclatera entre les castes nobles et les autres pour la gouvernance du sud puisque ces mêmes intellectuels qui nous crient l’indépendance refusent de régler où traiter ce phénomène grave qui plombe notre lutte. Certains ironisent en disant mais se sont des coutumes d’antan et personne n’est obligé de travailler gratuitement pour l’autre  comme font les maures sur les haratine.


Troisième aspect : Si certaines communautés noires  se trouvent qu'au sud de la Mauritanie, ceci n’est pas le cas des haratine. On trouve les haratine sur tout l’entendu du territoire Mauritanie, de l’est à  l’ouest, du nord au  sud. Raison qui pousse les haratine à être très hostile à toute idée qui divisera la Mauritanie .Nous devons se battre pour dégager la minorité arabe qui gouverne la majorité noire sous une main de fer basée uniquement sur le racisme, l’esclavage et l’exclusion. Il faudra  s’inspirer de l’Afrique du sud, Nelson Mandela n’a jamais cherché l’indépendance  de sa propre région natale où d’une région quelconque mais il s’est battu pour libérer le peuple Sud Africain dans son ensemble des griffes du racisme d’état d’une minorité blanche.


Le Quatrième aspect concerne le financement et la solidarité. L’engagement financier de la diaspora sud soudanaise n’est pas comparable à celle  de la diaspora Mauritanienne. S’il y avait des hommes déterminés sur le terrain dans le sud soudanais, ils ne se battaient pas sans moyens. L’appuie de la diaspora soudanaise était déterminante en un moment donné. Cela n’est pas le cas des noirs  Mauritaniens qui font souvent la politique du salon. Des hommes et femmes sont entrains de se sacrifier pour la cause sans aucun moyen financier. C’est terrible et horrible n’est ce pas ? Les Mauritaniens aiment solliciter de l’aide au moment où ils sont dans le besoin, très peu d’ entre eux adhérent où s’impliquent  dans des causes nobles pour l’utilité publique. Nous avons soutenu des milliers de dossiers à l’extérieur, aujourd’hui  ces personnes nous traitent de rigolos en parlant de l’esclavage et du racisme. Entre-temps ils se vantent d’avoir construit des villas tout en se moquant de nous. Des hommes que je ne citerai pas les noms sont allés dire à mes parents au village que je suis maudis parce que je passe mon temps à dépenser mon argent  et mon énergie pour combattre l’esclavage. Ils ont  dit à mes parents que je pouvais les aider  beaucoup plus si j’abandonnais mes activités de militant abolitionniste sans honte.  Le Mauritanien aime naturellement  voir son voisin en difficulté , le laissant souffrir voir mourir à petit feu donc  en matière de solidarité c’est un zéro pointé.  Il y a des militants dans nos ONG  respectifs qu’on ne peut pas inviter à cotiser ni à participer à des actions de financements. Pourtant si la lutte que nous menons n’avance pas, c’est uniquement dû au manque de moyens. Le pouvoir a toujours affamé les leaders noirs pour les faire plier l’échine. On peut beau crier trahison, mais la faute nous revient en quelque sorte, sans efforts pour financer les hommes du terrain, notre lutte n’aboutira jamais. Lorsque Biram Ould Dah Ould Abeid fut arrêté et jeter en prison injustement, un appel au don a été lancé, une personne sous  anonymat avait versée  la somme de 10 euros dans le compte et j’en suis presque sûr à 100% pour 100% qu’elle n’est pas de nationalité Mauritanienne.

Définition académique de l’autonomie


Autonomie vient du grec « autos » qui veut dire soi, et « nomos » qui veut dire loi.
Littéralement « mes lois ».Jouir de l'autonomie c'est avoir la possibilité de décider, pour un organisme, un individu ou une région, sans en référer à un pouvoir central, à une hiérarchie, une autorité.
En politique, l’autonomie désigne l'auto gouvernance d'un groupe ou d'une communauté et a pu prendre plusieurs sens. La théorie classique de la philosophie politique distingue surtout l'autonomie d’un pays dans une situation dans laquelle l'administration locale dispose de nombreux pouvoirs, par exemple en matière de culture, d’éducation, de développement économique, mais où elle dépend d’un autre pour certaines compétences, généralement les affaires étrangères, la défense et la monnaie. Voir autonomie territoriale et autodétermination. L'autonomie se définit par l'indépendance fonctionnelle La définition de l’autonomie est la même pour tous. Que l’on soit une personne valide ou une personne en situation de handicap, et cela quel que soit le handicap.

Les composants de l’autonomie
Le terme autonomie a la même signification que l’on parle d’une personne valide que d’une personne ayant un handicap ou une déficience. Cela bien entendu sans différence de handicap. Afin d’établir la liste des items ainsi que le dictionnaire de données il est nécessaire de bien cerner l’autonomie et de tirer les éléments qui la composent. Pour cela, décomposons-la de la manière suivante : Avant l’action, pendant l’action et après l’action.

Je vous remercie
Diko hanoune

Biram à Nouakchott ou le retour du "messie"


Il faisait  19h43 minutes, ce 24 juillet 2011, quand l’avion de Tunisair atterrit sur le tarmac de l’Aéroport internationale de Nouakchott. Une foule immense chantonne : "Liberté, justice, vive Biram! Que Dieu te garde! Vive le président de IRA-Mauritanie!". Cette foule de plus d’un millier de personne est venue accueillir Biram Dah Ould Abied qui rentre d’un voyage de plus de deux mois en dehors du pays.
20h08 minutes : Ould Abeid sort de l’aéroport, et la foule surexcitée accentue les applaudissements et les cris de bienvenue : « Vive Biram, c’est toi le messie. L’ami du pauvre, le soutien de l’esclave, l’espoir des laissés-pour-compte, l’adepte de la justice, l’assistant des discriminés. Avec toi les chaînes de l’esclavage, du racisme, de l’exclusion en Mauritanie seront brisées ». Le président d’IRA se fondra dans cette multitude de militants venus l’accueillir, dans un tohu-bohu général où chaque militant voulait lui serrer la main. La sécurité personnelle (constituée de plusieurs jeunes habillés en noir et blanc) de cette organisation anti-esclavagiste a été complètement débordée et a eu de la peine à arracher Ould Abeid de cette affluence enthousiaste pour le mettre dans la voiture qui l’attendait.
20h23 minutes, un cortège des plusieurs dizaines des voitures s’est branlé vers PK 10, quartier déshérité de populations hratin où le président  de IRA,  Biram Dah Ould Abeid, loue une très modeste maison.  Ce cortège fera 1h17 minutes (de 20h23mn à 21h40mn) pour les dix kilomètres qui sépare l’aéroport à la demeure de Biram. Le long de la route, on croirait à l’accueil d’un Chef d’Etat étranger, tant les curieux étaient nombreux à se masser sur la route pour applaudir Biram et ses militants. Ainsi, c’est une foule déferlante qui a accompagné le messie haratin chez lui. Un quartier qui était en ébullition pour accueillir le fils prodige. Si Biram est déterminé  pour le combat contre l’injustice, sa force réside aussi dans l’engagement de cette foule immense venue l’accueillir.

Première sortie devant la presse : le Gandhi mauritanien
Après le succès de cette nuit d’accueil, les militants se sont donné rendez-vous à la Maison des Jeunes pour la première sortie de leur président devant la presse.  Une rencontre autorisée par les pouvoirs publics mais que la police a essayé d’interdire à la dernière minute. L’ordre d’interdire l’accès de la maison des jeunes à IRA vient d’en haut, selon le hakem d’Elmina (un département de Nouakchott) qui a ordonné à la police d’empêcher tout accès au bâtiment. Plusieurs groupements de policiers ont quadrillé la Maison des Jeunes pour empêcher les militants d’accéder à l’enceinte de cette salle de spectacles.  Biram, arrivé sur les lieux, déclare : « Militants, militantes! IRA est une organisation non violente. Notre organisation est là, aujourd’hui, pour une manifestation autorisée par les autorités compétentes. Et cette rencontre doit se tenir dans la Maison des Jeunes; par conséquent, c’est à l’intérieur que nous devons tenir nos activités et pour cela rien ne nous empêchera  d’y entrer». Sur ce, l’inoxydable Biram Dah Ould Abied traverse le mur des policiers qui empêchaient l’accès à la salle et les militants l’ont suivi avec des cris « Gandhi mauritanien, Gandhi mauritanien! ».
Le désormais leader de la nouvelle génération montante contre toutes sortes de discriminations a tenu sa conférence de presse sans anicroches majeures mais surtout grâce à son courage personnel. Cette conférence de presse s’est conclue par une soirée artistique. Au menu de cette soirée, des sketches et autres prestations des jeunes rappeurs très engagés et des poésies contre les phénomènes de l’esclavage, d’exclusion, d’expropriation des terres, etc.
Ainsi, Biram est de retour et il a fallu seulement 3 jours pour que les Nouakchottois comprennent que Biram est revenu et 3 jours pour que les pouvoirs publics et sécuritaires comprennent que l’IRA constitue un casse-tête chinois qui prend de l’ampleur. Et le phénomène Biram est devenu une réalité.

                          

Camara Seydi Moussa
"La Nouvelle Expression"
"www.sahelinfo.info"

samedi 30 juillet 2011

Selibaby:les jeunes s'adonnent de plus en plus à l'alcool et au vol

Situé sur deux axes frontaliers,celui du Mali et du Senegal,la ville de selibaby est un point d'ancrage de toutes formes d'échanges. Jadis  connu comme ville paisible et hospitaliére cette ville est actuellement confrontée á un phénoméne étrange :c'est la consommation d'alcool et  du hachiche.Le vol est devenu monnaie courante ainsi que des agressions en pleins jours.Si les autorités ne font rien pour arrêter ce phénoméne l'insécurité risque de s'accroitre et c'est d'autant plus que de source bien informée,des médecins chinois travaillant á l'hôpilale régionale  seraient mêlé á cette affaire.Il est inutile de rappeler que l'avenir de la société est sa jeunesse,or dans cette ville les jeunes deviennent de plus en plus accrocs á ces produits qui nuisent gravement á leur santé tant bien physique que mentale.Si la police faisait bien son travail ce probléme aurait été réglé de façon presque definitive car beaucoup d'entre eux connaissent déjá les auteurs de ce trafic,ce qui suscite une interrogation parmi les populations.
la déperdition scolaire est en grande parti liée á ce comportement et ce á l'heure oú la ville de sélibaby connait sa plus grande croissance dû aux activités commerciales et á l'exode des populations issues des villages environnants vers cette ville.

Le 5éme sit-in de TOUCHE PAS A MA NATIONALIT









Le 5éme sit-in de TOUCHE PAS A MA NATIONALITE était une fois de plus une grande réussite.Les jeunes mobilisés, ont fait le serment de poursuivre les sit-in pour faire échouer les recensements racistes. A l'occasion du mois de ramadan le prochain sit-in aura lieu le jeudi 04 août de 11heures à midi au même endroit. la lutte continue.
 
Manif à paris TOUCHE PAS A MA NATIONALITÉ

touche pas ma mauritanité trocadero-ambassade par kalhouss

Biram Ould Dah Oud Abeid dans une conférence à la nouvelle maison des jeunes

Biram Ould Dah Oud Abeid dans une conférence à la nouvelle maison des jeunes : « Nous allons former des « brigades des jeunes » qui auront la tâche de démasquer les pratiques esclavagistes dans les maisons de Nouakchott
http://3.bp.blogspot.com/-Yp9EfGOEQbk/TjKsobrh0CI/AAAAAAAAAVI/ch4Xz-bq2uc/s1600/IMG_1579.JPGhttp://3.bp.blogspot.com/-ldKCPprVam0/TjKr8vZ1sDI/AAAAAAAAAU0/ds_ML0pOuWE/s1600/IMG_1564.JPG
 
Dans une conférence de presse tenue, Jeudi 28 Juillet 2011, à la nouvelle maison des jeunes, le président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Monsieur Biram Dah Abeid a critiqué avec force les organisations des droits humains qui tout en exprimant leur indignation face à l’enrôlement en cours des citoyens n’hésitent pas cependant à y envoyer leurs militants se faire recenser. Il a affirmé que les membres de IRA- Mauritanie ne se feront pas enrôler tant que l’exclusion et le racisme dominent cette mascarade révélant au grand jour les véritables intensions des autorités désireuses de favoriser la minorité beydhane.
Ould Abeïd a dit que les autorités mauritaniennes, en couvrant les crimes des tortionnaires des années de braise, conduisent le pays vers la guerre civile. Il a insisté sur la nécessité de gérer ce dossier de façon transparente et responsable. Le ministre des affaires islamiques Ahmed Ould Ninni a, selon Ould Abeïd, écrit a l’Union Européenne concernant les événements de 89- 91 prétendant que les victimes de cette période sont tombées à la suite d’une guerre rangée au sein de l’armée. Ce que Biram a nié pendant son séjour européen. Il a confirmé que c’est bien l’Etat mauritanien qui a ordonné et organisé ces hécatombes qui visait le nettoyage ethnique de l’armée mauritanienne des gradés négro- mauritaniens.
 Biram a évoqué, par ailleurs, la nouvelle stratégie de IRA- Mauritanie qui vise à mettre sur pied des brigades de jeunes et de femmes devant sillonner les villes et les villages pour démasquer les pratiques esclavagistes sous lesquelles ploient plus de 600.000 esclaves dans les maisons mauritaniennes. Et Biram d’ajouter : « Celui qui veut la paix doit abandonner définitivement les esclaves ». Abordant le racisme érigé en système d’Etat, Biram a cité l’exemple du lycée militaire qui, selon lui, exclut systématiquement les noirs, surtout, les Hratin.
Il a exhorté les fils d’esclaves et anciens esclaves à ne pas accepter la politique d’exclusion adoptée par l’ENA.  Il a dit, en substance, que l’administration mauritanienne est un organe de perpétuation d’exclusion. L’a    administration est vulgairement dominée par la féodalité beydhane qui compte 27 ministres sur 35, 50 hakems sur 54 et 10 walis sur 13, etc. !!!
 Évoquant le dialogue nationale entre l’opposition et le pouvoir, Biram a dit qu’il n’est pas favorable à l’agenda de ce dialogue qui ne prend pas en compte la situation déplorable des Hratin. C’est un dialogue entre les chasseurs du pouvoir qui ne concerne pas les esclaves dont les soucis ne sont pas à l’ordre du jour.
Le président du mouvement abolitionniste a dit qu’au moment où l’Etat mauritanien cherchait à museler IRA, le monde libre a décidé de décrier le système en place en la primant, cette année, pour ses actions non violentes et son combat légitime.
dans le même ordre d’idée, Biram a envoyé un message verbal au vice-président du parti El wiam, M. Mohamed Yehdhih Ould Moctar El hacen, en lui disant : « je suis de retour. Alors fait ce que tu peux… » Sans plus de détails.
A signaler que la police avait reçu l’ordre d’interdire l’accès de la nouvelle maison des jeunes aux militants de IRA. Mais sous la détermination de Biram et ses militants qui avaient décidé de braver le bouclier de la police, les autorités se sont rétractées.
Plusieurs personnes dont Madame Mariem mint Isselmou (responsable des femmes de IRA), M. Dam Ba, Djiby Sow ont pris, à cette occasion, la parole. Ils ont mis en exergue les violations graves des droits humains érigées en système dans un pays dominé par la minorité raciale.
La manifestation était aussi l’occasion de présenter de nouvelles victimes, notamment, deux jeunes forgerons exploitée par l’ambassadeur qatari accrédité en mauritanie.
La soirée s’est prolongée entrecoupée de pauses culturelles axées sur l’art et la culture hratin mettant en exergue la spécificité identitaire de cette ethnie victime d’ostracisme et volontairement omise de la constitution « nationale » bien que constituant plus de 50% de la population mauritanienne. 
http://2.bp.blogspot.com/-W8Zv7ujpoTM/TjKrj5fII7I/AAAAAAAAAUg/AEKHGyDqXJ0/s1600/biramm223+%25283%2529.JPG











Site:http://www.ar.initi.net/

vendredi 29 juillet 2011

Le président mauritanien est-il Mauritanien ?


Le président mauritanien est-il Mauritanien ?
Le recensement en cours se devrait, dans la logique des choses, d’établir d’abord la nationalité de ceux qui ont commandité le recensement , les commanditaires, et les recenseurs eux-mêmes, les commandités.

Et à leur tête Mohamed Ould Abdel Aziz.


En toute logique n’importe quelle personne qui se verrait adresser une question lors du recensement pourrait la retourner à l’enquêteur qui la lui pose. En effet, pourquoi celui qui est chargé de faire le recensement serait plus mauritanien que celui qui subit le recensement? C’est la raison pour laquelle juridiquement le recensement en tant que processus administratif est frappé de nullité et tout acte qui en résulterait est frappé de la même sanction.


En effet, le premier vice de forme qui frappe le recensement est l’incertitude de la nationalité des agents qui en sont chargés. Sont-ils des Mauritaniens? Comment peuvent-ils le prouver? Les documents justifiant leur nationalité sont-ils valides? Disposent-ils même de ces documents? Qui pourrait en rapporter la preuve?


C’est autant dire que le personnel même chargé du recensement se doit de prouver sa nationalité. Et qui va la lui délivrer? A moins qu’en confiant ce recensement aux recenseurs on a établi une présomption de leur nationalité mauritanienne. Or en droit la présomption ne vaut pas à l’égard de la preuve manifeste. Et cette preuve manifeste n’a pas été rapportée pour les commandités du recensement. Mieux encore, cette preuve n’est nullement rapportée pour ses commanditaires au gouvernement et à leur tête le général Ould Abdel Aziz.


Alors qui prouve que celui, à savoir le chef de l’Etat, qui a pris les actes instituant et organisant le recensement,est lui-même mauritanien? Question fondamentale.


Certes, détenant les pouvoirs publics il pourra se faire délivrer tous les actes qu’il veut. Mais cela fait-il de lui un Mauritanien?


Est-il, dans cette situation, mieux loti qu’un pauvre agriculteur de Chemama, sans papiers (car il n’en a pas besoin pour faire pousser son blé) ou un éleveur Peul errant au nord de Sélibaby qui n’a pas de papier non plus (parce que cela n’est pas nécessaire pour garder ses vaches)?


Eh bien, oui, Ould Abdel Aziz est bien dans la même situation et doit nous prouver sa nationalité mauritanienne. Et comment va-t-il le prouver? Certainement, en répondant qu’il est de père et de mère maures , qu’il a vécu en Mauritanie depuis des années et qu’il a intégré la fonction militaire mauritanienne depuis des années etc. etc. Mais cela prouve-t-il quelque chose? A la fois rien et tout.


Rien: parce que tout habitant de Mauritanie, prétendant à la nationalité pourra présenter le même argumentaire. Mais Ould Abdel Aziz est moins loti car la tribu à laquelle il appartient s’étend jusqu’au Maroc, tout comme le Peul dont l’ethnie s’étend jusqu’au Soudan. Si le second ne peut prétendre à la nationalité alors Ould Abdel Aziz ne le peut pas non plus.


Tout: Car la réponse de Ould Abdel Aziz pourrait alors servir de référence pour traiter les requêtes de nationalité. Car dans la réponse de Ould Abdel Aziz, il y aurait alors les deux éléments clefs par lesquels le droit accorde la nationalité. Le jus Solis et le Jus sanguinis.


Le jus Solis, ou encore le droit du sol, est la règle de droit attribuant la nationalité à une personne physique née sur un territoire national. Cette nationalité lui est accordée indépendamment de la nationalité de ses parents. Dans cette situation l’acte de naissance établi par les autorités du pays sert de preuve. le Jus sanguinis, quant à lui, donne le droit à la nationalité à celui dont les parents ont la nationalité du pays considéré. A ces deux règles s’ajoute celle de la naturalisation, qui donne la nationalité à un individu qui ne répond pas aux deux premières règles. C’est un acte souverain de l’Etat qui naturalise.


Alors, le premier habitant de Mauritanie qui doit prouver sa nationalité c’est bien Ould Abdel Aziz. Sinon comment saurait-on ce qu’est un Mauritanien si Ould AbdelAziz ne nous prouve pas qu’il l’est ? Et la façon par laquelle il va le prouver vaudra alors comme référence pour le recensement et pour prouver la nationalité de ceux qui font le recensement.


Dans le cas contraire, et si Ould Abdel Aziz ne se présente pas au recensement et prouve qu’il est Mauritanien, alors le recensement est nul et non avenu. Car celui qui l’a décrété n’a pas prouvé qu’il est mauritanien, ceux qui font le recensement ne l’ont pas prouvé non plus. Peut-on alors prétendre juridiquement attribuer une nationalité sur la base d’une identité juridique non prouvée et des actes administratifs de recensement frappés de nullité, émis par un détenteur de pouvoir non Mauritanien?


La question désormais n’est plus de savoir si le recensement doit être annulé, mais de savoir si le chef de l’Etat est Mauritanien. La seconde preuve emporte la première. L’accessoire, en droit, suivant le principal.


Pr ELY Mustapha


Source : Haut et Fort le 26/07/2011

Le face à face tendu entre IRA et les sbires du général Mohamed Ould Abdel Aziz

La Présidence de la République aurait donné l’ordre d’empêcher la tenue de la Conférence de Presse de l’IRA-Mauritanie. 


















La Présidence de la République aurait donné l’ordre à la Préfecture d’El Mina et au Commissariat de Police d’El Mina d’interdire à l’IRA-Mauritanie de tenir sa Conférence de Presse prévue cet après-midi à la Nouvelle Maison des Jeunes de Nouakchott, a-t-on appris auprès d’une source proche de l’IRA-Mauritanie.

Mais, de son côté, l’IRA-Mauritanie affirme qu’elle tiendra sa Conférence de Presse légalement autorisée, selon elle, par la Préfecture d’El Mina et le Commissariat de Police d’El Mina.

"Nous allons pacifiquement organiser cette conférence dans le respect de la loi", a dit son président Birame Ould Dah Ould Abeid.


Au cours sa Conférence de Presse, Birame Ould Dah Ould Abeid devrait, entre autres, aborder des thèmes liés au dialogue politique, au processus d’enrôlement des populations, aux cas de dossiers de justice.
 
Vidéos:





mercredi 27 juillet 2011

Urgent:Ne Touche pas à na Nationalité!!!

Djibril Abdoul
Djibril Abdoul
  • Ne Touche pas à na Nationalité!!!
    Le Mouvement Ne Touchez pas à ma nationalité vous donne rendez vous jeudi 28 Juillet (Demain) à 10H00 devant le comptoir Américain à la Medina 3 vers la Polyclinique pour manifester contre les injustices sur le recensement. Soyons plus nombreux que la rencontre précédente. Filles et garçons vous êtes tous attendus!

    salam

mardi 26 juillet 2011

Les deux victimes collatérales de la manif du 24 juillet : Dia Sileye dit Demba et Soh Hamadi


Les deux victimes collatérales de la manif du 24 juillet : Dia Sileye dit Demba et Soh Hamadi


Manifestation  du 24 Juillet, l’ambassade de Mauritanie en France utilise  ces nègres de Service pour créer la zizanie. Nous avons reçu des informations précises et détaillées sur le déroulement de la Manifestation à Paris le 24 juillet 2011 des forces patriotiques et démocratiques Mauritaniennes. Le débordement tant crié ici et là  est dû en réalité au manque de policiers mobilisés pour sécuriser les manifestants. Le service de la préfecture  de paris et les renseignements généraux ont sous-estimé la gravité de la situation en Mauritanie mais  aussi nos appels à manifester pour dénoncer le pouvoir  central de Nouakchott. Curieusement, le peu de policiers qui étaient chargés de faire régner l’ordre et la préfecture de  paris sont à la cherche d’un ou plusieurs coupables idéals pour payer la facture de leur désordre insécuritaire. Pourtant les policiers n’ont pas été reconnaissants, grâce au service d’ordre interne des forces patriotiques mais aussi celui des volontaires spontanés qui ont senti l’effervescence monté d’un cran, nous avons évité la catastrophe en direct de l’ambassade de Mauritanie à paris. La première victime des manigances grotesques policières s’appelle Sileye Dia, le fils de notre camarade  Gando Dia de CAMM.  Sileye Dia est jeté en garde à vue le 24 juillet jusqu’au lendemain à 15h suite au témoignage d’un policier non seulement flou, approximatif, incohérent sans aucune preuve matérielle. Le policier l’accuse d’être l’auteur de la casse des véhicules du personnel diplomatique en stationnement devant l’ambassade alors que le pauvre s’est déshabillé pour calmer et contenir la foule en colère. Il faisait parti des gens qui ont fait barrière à force de leurs bras pour protéger l’ambassade. Eh oui on a compris la chansonnette, la préfecture veut se rattraper donc un coupable à tout prix, rien n’à foutre avec des preuves. Par la suite nous apprenons que notre camarade Soh Hamadi  coordinateur du collectif des associations est convoqué  à son tour  ce 27 juillet à 15h30  à la Police de la cité  (Bureau des Autorisations de Manifestation sur la Voie Publique) pour s’expliquer. L’ambassadeur quand à lui, est entrain  de mobiliser ces nègres de service dont voici les noms pour enfoncer les camarades devant la justice. Il s’agit de :

-Doucouré Souleyman

-Welé Demba

-Amara Abderrazak

Nous vous livrons une  information capitale sur l’actuel ambassadeur  Cheiyakh Ould Ely qui était le directeur de cabinet du général Aziz. Il  fut ministre du régime sanguinaire de Ould Taya et était parmi ces hommes de mains. Cheiyakh Ould Ely est le cousin du médecin Ahmed Ould Mini, le médecin qui détenait en esclavage la petite fille mineure Hasniya Mint Bebbe, la petite Hasniya  dont les abolitionnistes ont dénoncé avec force et vigueur son cas. Hasniya a été kidnappée du commissariat de police des mineurs à Nouakchott, par les cousins de ce même CHeiyakh Ould Ely grâce à sa complicité et  son influence au plus haut niveau de l’état précisément celui du général Mohamed Ould Abdel Aziz, ces cousins impliqués  dans cette affaire gravissime s’appellent: Khatri Ould Ely, député de Nèma et Mohamed Ould Didi, fonctionnaire au ministère de l'intérieur. La fillette mineure Hasniya dont la responsabilité de la disparition incombe en premier lieux Cheiyakh Ould Ely est introuvable de nos jours, il a usé tout  son influence pour  protéger ces proches  et obstruer la justice en assurant l'impunité du crime contre l'Humanité qu’à commis ces parents qui est celui de l'esclavage. Les abolitionnistes sont entrains de réunir les éléments du dossier pour introduire une plainte internationale à l’encontre de Cheiyakh Ould Ely le bourreau de la petite Hasniya. Sur ces informations, nous demandons la mobilisation de toutes et tous pour apporter notre soutien à nos deux camarades que la police française cherche à impliquer dans des actes dont ils ne sont nullement  responsables. L’actuel ambassadeur est un craque de manipulation, donc il ya urgence de témoigner l’innocence de nos deux collègues : Dia sileye et Soh Hamadi nous sommes avec vous jusqu'à la mort.


Je vous remercie
Diko hanoune

SIT-IN DE REFUGIES MAURITANIENS DU 20 JUILLET 2011 DEVANT LE HCR A DAKR

SIT-IN DE REFUGIES MAURITANIENS DU 20 JUILLET 2011 DEVANT LE HCR A DAKR 

 

lundi 25 juillet 2011

Pourquoi les négro-mauritaniens sont-ils mieux organisés que les harratines ?



C’est singulier de constater l’alliance OGM entre les Flam et l’IRA quand on sait que pour Birame, les harratines forment une communauté distincte des deux autres, arabo-berbère et négro-africaine, tandis que pour Thiam, il n’a jamais été question de 3 communautés car il a toujours parlé de partage de pouvoir entre les deux communautés qu’il reconnaît à savoir la blanche et la noire.
Quand on sait que la société négro-africaine est aussi esclavagiste que la société arabo-berbère, on aimerait savoir dans quelle communauté Thiam Samba classe-t-il les harratines. Vu sa faculté à ne voir les choses qu’en noir et blanc, il ne peut situer les harratines qu’avec les noirs mais alors à quelle échelle dans la société néo-féodale chauvine négro-africaine?
La question est la réponse.
A l’heure où on n’entend plus que Birame comme opposant radical au système, on s’étonne que les harratines n’aient pas plus de voix car ils sont bien moins lotis que les négro-africains partout jusqu’au centre du pouvoir à savoir l’armée.
Pas un général hartani, sans que cela n’émeuve quiconque ! On imagine les commentaires et les articles si les négro-africains n’avaient pas au moins un général sans parler de tous les hauts gradés négro-africains très proches de la sécurité d’Aziz.
Et les harratines ? Sont-ils des sous-militaires tout bons à servir de chair à canon ou de colonels de seconde zone ?
Pauvres harratines ! Dès qu’ils deviennent instruits, ils deviennent complexés car ayant été totalement conditionnés, ils se croient blancs, tout maures et regardent leurs frères avec le regard de leurs anciens maîtres à l’instar d’un Bodiel qui se fend d’appartenir à une famille qui a ses propres harratines sans rougir.
Il faudrait une étude psychologique du hartani complexé car c’est lui qui est au centre du statu quo niant l’existence d’un système féodal ancestral ancré dans l’esprit de tous les mauritaniens, à une poignée près, qu’ils soient noirs ou blancs ; système qui fait que les forces vives harratines sont complexées car reconnaître la réalité du traitement qu’on leur réserve c’est briser une chaîne psychologique invincible sinon au prix d’une déchirure fraternelle.
Si le système n’était pas si ringard, si préhistorique, si rustre, si vulgaire, si infâme, si minable, système dirigé par des gens du même acabit qui se prennent pour des lumières car vivant dans les ténèbres de leurs propres fantasmes et écrasant dans l’œuf tout ce qui peut naître pour éclairer leur méprisable condition, si ce système était autre, plus humain, moins raciste, ayant un projet quelconque pour tous les fils de ce pays, il eût été alors inutile de le combattre, mais la réalité est aussi implacable que les faits sont têtus.
Les harratines sont condamnés à être des misérables pour les uns et des complexés pour les autres. Les misérables harratines resteront misérables car dans ce pays il y a des misérables de toutes conditions et de toutes couleurs aussi, si le système doit sortir de la misère certains, il n’ira pas servir les plus misérables parmi les misérables mais les moins harratines parmi les misérables.
Quant aux complexés, ils sont à l’intérieur du système ou à sa périphérie immédiate, ils se reconnaissent harratines que du bout des lèvres et ne prononcent jamais ce terme entre eux sauf s’ils sont suffisamment politisés pour savoir comment tirer profit de ce statut contre la condition de leurs frères dont ils méprisent la condition qu’ils partagent. Les harratines complexés, on les reconnaît facilement car souvent ils n’ont que des amis maures ou presque.
Ces harratines-là ont été si assimilés qu’ils sont comme un Obama, des sortes de bounty. Cela est un compliment dans une société juste sans racisme d’état car dans une société juste, débarrassée du racisme, être bounty ou l’inverse serait formidable car cela n’aurait aucune importance mais dans une société de racistes en tout genre, noir et blanc, être un bounty ou l’inverse, être complexé, refuser de voir la réalité d’un système implacable c’est être un ennemi de la lutte contre le racisme et pour la justice.
Rien de plus terrible en effet que des esclaves qui s’ignorent ou des esclaves qui nient leur condition et veulent se glisser dans le moule qui les oppresse comme ces noires qui usent du khéssal pour se blanchir la peau, nos harratines complexés ferment les yeux et embrassent les salades qu’on leur fait avaler pour refuser de voir non seulement leurs chaînes mais la trahison de cette fausse fraternité avec laquelle on les enfume depuis tout petits.
Se reconnaître hartani quand on est un hartani complexé c’est très douloureux car en fait le hartani complexé et parfaitement faussement intégré est un hartani qui pense comme son ancien maître ainsi au fond de lui-même, il a et sait toutes les horreurs pleines de mépris et d’humour vulgaire que cette culture réserve aux harratines depuis leurs ancêtres libres ayant été réduits à l’esclavage jusqu’au hartani complexé.
Comment justifier autrement que les harratines éduqués, cultivés ne soient pas un phare pour cette société ? Comment justifier qu’ils ne forment pas une force invincible ? Comment justifier autrement que par le complexe que les harratines soient à ce point réduits à l’impuissance psychologique au point que je sois le seul à militer pour avoir au moins un général Hartani avec des responsabilités et non encore un H de service avec des étoiles sans lumières ?
En vérité, le petit ou le grand H complexé connaît très bien le système et il sait que s’il décide de militer pour changer la condition de ses frères vu que nul autre, que ses semblables, ne le fera malgré qu’ils soient les seuls à avoir la puissance pour renverser la donne, ce hartani sait qu’il sera d’abord indexé par les autres H complexés et ensuite qu’il paiera son souci de justice car ses frères maures le prendront pour un traître qui veut leur perte, un ingrat qui devrait être heureux d’avoir été éduqué contrairement à la masse des intouchables.
Quiconque voudra parler pour défendre cette cause juste, sera déclaré tacitement un ennemi d’abord des arabo-berbères mais tout de suite du pays.
Est-ce une raison de se taire ? Certainement, quand on a de la famille pourquoi aller se battre pour des H ou des nègres dans un système implacable où plus personne ne se bat pour rien sinon pour sa pomme ? Faut rester tranquille et embrasser cette main qu’on ne peut couper. Une main sordide mais qui sait récompenser la trahison et l’infamie pour l’exemple.
Avec une main pareille, dans des siècles encore nous serons un petit pays avec un petit peuple de veaux dirigés par des bœufs. Un pays où finalement il n’y a pas de racisme d’état car si on regarde bien, tout le monde bouffe au même râtelier, blanc, noir, harratine, maure, négro-africain. Le système intègre le pire de chacun pour humilier chacun.
A ce titre, on s’étonne par exemple de voir les maures dénoncer les maures voleurs et criminels, on s’étonne de voir les harratines dénoncer les H corrompus mais on attend toujours les sites dédiés aux négro-africains ayant vendu leur âme et bouffé aux mêmes râteliers que les ennemis des leurs.
A quand un site avec la photo de ces criminels et autres lâches négro-africains qui n’ont rien à envier à leurs frères en infamie harratines ou maures ?
A quand une minorité active, multiculturelle active portée par la bonne foi où chacun connaissant parfaitement sa famille, sa race, sa tribu en dénoncerait les travers au lieu de se taire car la fausse guerre pour l’unité nationale cache une petite guerre du chacun pour soi où il ne faut pas attaquer «  les siens » car le linge sale se lave en famille ?
A quand un pouvoir moins rustre, moins complexé par sa nullité, son manque d’éducation, son absence de perspective, son racisme primaire à base de vieilles ficelles pour berner le plus grand nombre en l’humiliant d’un côté, le marginalisant pour ensuite nommer ici et là quelques faire-valoir qui cacheraient ce crime qu’on ne saurait voir car leur nomination serait un gage de faute pardonnée car récompensée ?
A quand ? Yaca Yaca !
L’opposition vieillissante et corrompue par l’appât du gain occupe encore la place malgré ses crimes à base d’alliances contre nature et autres trahisons ; il faudra attendre qu’ils aillent se reposer ou aller les chasser pour avoir la paix car ils sont une  part du problème.
En attendant, pourvu que naisse une minorité multiculturelle active…
Inchallah !

( SAMBA THIAM : Il y a un semblant de liberté d´expression et une volonté du gouvernement d´améliorer la gestion démocratique. Mais s´agissant du partage des pouvoirs entre Négro-Mauritaniens et Arabo-Berbères, problème qui sous-tend tous les autres, on est encore loin du compte. Le chef de l´État aurait pu, par exemple, constituer un gouvernement plus représentatif. http://www.cridem.o/imprimable.php?article=12415 )

Conférence sur le Recensement : l’intervention Abou Tagourla chargé de communication de l’A.H.M.E

Abou Tagourla

 Introduction : C’est quoi l’objectif d’un recensement

Le recensement est une opération de dénombrement qui permet de connaître la population d'un pays à une date donnée. Tous les habitants remplissent un bulletin dont l'exploitation statistique permet de connaître les caractéristiques de la population (sexe, âge, profession, conditions de logement, lieux de travail ou d'études) pour des ensembles géographiques variés : quartiers, communes.

 Les haratines font face à de nombreuses difficultés liées au recensement en cours en Mauritanie.

Le recensement des Haratine est laissé à l'appréciation des Maîtres ou Anciens maîtres d'esclaves. L'État n'a aucune volonté de les recenser en tant qu'êtres indépendants auxquels seraient attachés des droits de citoyens. Les intérêts des détenteurs du pouvoir et de la féodalité se rejoignent. Les dirigeants du pays sont issus de cette classe et sont eux-mêmes détenteurs d'esclaves. Pour gouverner, ils s'appuient sur la féodalité comme clientèle politique. Les Maîtres d'esclaves recensent leurs esclaves ou haratine en fonction de certains critères d'opportunité et de circonstances (soumission, élections ...). Dans les recensements de 1977 et 1988, le pourcentage des Haratine au sein de la population mauritanienne est délibérément omis. Seules, des statistiques françaises de 1964-1965 évaluent les Haratine et les Abid à 45% de la population.
Problème de l’identité des haratine
Tout comme les Soninkés, wolofs, peuls, maures et bambara, les haratine ont leur identité, leur culture et leur spécificité. Le problème du recensement pose le problème de leur reconnaissance comme composante à part entière de la Mauritanie comme toutes les autres. Ils ne sont reconnu ni dans la constitution, ni dans aucun document officiels. C’est ce qui a crée un vide dans lequel a toujours opéré le pouvoir. Les haratine sont noirs, Nous sommes des négro-africains, nous revendiquons notre négritude. « Arabe-noir » n'a aucun sens parce qu'il n'y a pas d'arabe noir. Sociologiquement, il n'y a pas d'arabe Noir, il y a des arabes qui ont réduit des noirs à l'esclavage et, à ce titre, ils les ont acculturés. Ce sont donc des Noirs esclaves dans une communauté arabe donnée. Le fait de vouloir faire des Haratine des arabes est un prolongement de l'esclavage. Il s'agit d'une nouvelle idéologie pour les maintenir sous le joug des Maures.  Les Haratine ignorent leurs ethnies d’origine. Les Négro-mauritaniens, par contre, connaissent leur appartenance ethnique et la revendiquent. L’identité haratine se définit par rapport à leur statut d’esclaves maures. Ce statut  fait d’eux des biens des Maures qui en disposent à leur guise. Les esclaves travaillent sans être payés. Ils sont vendus, loués, échangés, légués, partagés, etc. Même affranchis, les anciens esclaves maures font l’objet d’une exploitation de la part des anciens maîtres. Ils ne peuvent témoigner devant la justice régie par la Charia  (loi islamique). Ils peuvent être dépossédés de leurs biens et peuvent être ramenés au statut d’esclave si telle est la volonté du maître. Le fait de compter les Haratine parmi les Maures est la résultante d’une logique esclavagiste selon laquelle l’esclave dépend de son  maître. La masse des Haratine est une réserve électorale au bénéfice des maîtres d’esclaves. Les maîtres d’esclaves s’activent avec la complicité de certains hommes politique et cadres haratine pour l’arabisation de la communauté haratine en vue de gonfler la population arabo-berbère.


2)    Problème de la liberté de mouvement et de penser
La question de l’esclavage revient dans le débat parce que les esclaves ne sont pas libres d’aller se recenser, il leur faut l’autorisation du maitre qui dans la plupart des cas ne veut pas qu’ils aient des papiers d’état civil. Ces 600 000 esclaves sont aujourd’hui une marchandise à la merci des maitres et des familles de ceux-ci. L’esclave ne peut en aucun cas prendre l’initiative d’aller se faire recenser, et même s’il le faisait ses efforts seraient vains et il s’exposerait à des conséquences graves. Ses efforts seraient vains parce qu’il n’a aucun document d’état civile en sa possession. Même ceux qui ont des documents d’état civil ont des problèmes pour se faire recenser, ce qui veut dire que ceux qui n’en n’ont pas ne sont même pas dans la course.  Le tragique destin de nos frères et sœurs esclave est dans les mains de leurs maitres. C’est à lui de décider si oui l’esclave se fera recenser et où et quand. Liberté de penser, parce que malgré leur volonté de se détacher de l’ensemble arabe, la définition de leur identité ne leur appartient pas.
 3)    Conséquences de ce recensement sur les haratines et sur les générations futures
Louis HUNKANRIN définissait les conséquences de l’esclavage sur ces termes: Les Maures considèrent les Noirs, en général, comme des captifs. Mais les Noirs qu'ils ont pu jusqu'ici capturer et réussi à mettre sous leur Joug sont, en particulier, les indigènes du Soudan et du Sénégal, ces Colonies étant à proximité de la Mauritanie et se trouvant aliéné être les greniers où ils vont, tous les ans, s'approvisionner en vivre dont leur pays désert est dépourvu et en captifs dont ils ont besoin pour leurs divers travaux, considérant eux-mêmes tout travail comme un déshonneur.
Les tatouages que portent encore la plupart des captifs et les idiomes de leur pays d'origine dont ils ont Jalousement gardé l'usage, permettent de les identifier et de se rendre compte de la proportion dans laquelle les diverses races du Soudan et du Sénégal ont payé des-tributs à la captivité en Mauritanie.
Au premier rang sont les Bambàras et les Senoufos, races qui ont fourni et fournissent le plus gros effectif; des troupes sénégalaises et dont on connaît la qualité; essentielle : « Résistance stoïque aux fatigues et aux privations»    Viennent ensuite les Sarakholés, les Toucouleurs, les Bobos, les Mossis, etc. Aux yeux des Maures, les captifs sont, ni plus ni moins, des bêtes de somme. Ils les gratifient de coups comme telles et leur donnent n'importe quoi à manger.

Premier point : Le refus de reconnaitre la communauté HARATINE  comme étant à part entière victime de l'esclavage et du racisme dans la constitution de la république.
Deuxième point : Le Refus de Criminaliser le racisme et l'esclavage dans la constitution. Ce qui permettra les associations abolitionnistes de se porter partie civile au cours des procès. L’opposition du gouvernement de renforcer la loi 2007-048 incriminant l’esclavage par des mesures d’accompagnements.
Troisième point : opposition farouche du pouvoir actuel de créer des structures d'accueille pour  les victimes de l'esclavage pour  les assurer d'une formation afin qu'elles puissent s'intégrer dans la société mais aussi surtout maintenir  la communauté haratine dans l’ignorance en privant les Adwabas des écoles et centres médicaux malgré des nombreux subventions de l’ONU, l’union Européenne et les Etats Unis.
Quatrièmement : Le pouvoir refuse l’idée de L'indemnisation des victimes de l'esclavage pour  les aider à s’intégrer correctement  dans la vie des citoyens libre. Donner des terres irrigables et habitables à tous les victimes de l’esclavage et du racisme d’état depuis la création de la Mauritanie.


Paris le 23 juillet 2011
Abou Tagourla, chargé de communication de l’A.H.M.E

Manifestation du 24 juillet 2011 à Paris :DECLARATION (Vidéo)



La Mauritanie dont on sait qu’elle est depuis ses origines un carrefour de civilisations, née en tant qu’Etat souverain le 28 Novembre 1960, revendiquait sa dimension multiculturelle, africaine et arabe, expression de sa grandeur et de sa fierté.
A cette période d’utopie pour une Mauritanie unie et grande par sa diversité culturelle, s’est progressivement substituée de façon méthodique et programmée, une Mauritanie aux idéologies identitaires, principalement chauvines et racistes dont les évènements de 1989 traduisent le caractère épuratoire sans précédent : assassinats et déportation de milliers de mauritaniens Négro-africains.
Cette période marque la naissance d’une autre Mauritanie, la ‘’ vraie fausse Mauritanie’’, celle débarrassée de sa composantes négro-mauritanienne et Haratine, créant une présomption de Mauritanité pour certains et, à l’inverse, une présomption d’étranger pour d’autres, principalement pour les négro-mauritaniens.
C’est dans ce contexte idéologiquement et politiquement marqué et incarné dans le système politico- administratif , qui réduit par ailleurs une partie de la population en état d’esclavage, et alors même que les évènements de 1989 restent encore présents dans les consciences blessées et bafouées, que le recensement à vocation d’état civil est adopté comme nouvelle méthode dans le processus d’épuration pour parachever les dispositif multiforme d’un système dominateur, arrogant et désormais tentaculaire et son cortège d’humiliations.
Présenté par le pouvoir comme un instrument permettant de doter le pays d’un fichier d’état-civil fiable dans le prolongement du RANVEC ( 1998 ), ce recensement se révèle être un acte de trahison de l’Etat et un moyen d’épuration identitaire spécialement contre les populations négro-mauritaniennes et Haratine, mais également contre certaines Tribus du Nord dont la Mauritanité est remise en cause comme en 1976, et contre certaines populations du Tagan et de l’Assaba
Dans les ‘’ Centres d’accueil citoyen’’, l’opération de simple substitution de pièces nouvelles aux pièces anciennes d’état-civil se transforme en interrogatoires menés par les nervis du système spécialement désignés à cet effet, sur l’identité profonde de paisibles citoyens dont la Mauritanité est souvent bien antérieure à la ‘’ Mauritanie officielle’’ mais désormais douteuse même s’ils sont en possession de pièces d’état civil établies par leur Administration Nationale ou Locale
Conscients de la gravité de la situation et soucieux de préserver la paix dans le respect de la dignité et des droits inaliénables de chaque Mauritanien,
Considérant que, les violences de toute nature, les discriminations, les injustices et les humiliations, sont les éléments essentiels et fondateurs du système politique Mauritanien,
Considérant que l’on ne peut gouverner durablement par la force, la négation, l’exclusion et la discrimination ; que l’on n’est jamais fort pour le demeurer toujours ; que les responsabilités morale et juridique commandent à chaque citoyen de désobéir aux lois injustes,
Considérant qu’une menace grave pèse désormais sur l’avenir de la Mauritanie si le pouvoir ne renonce pas à son sombre dessein,
Lançons un appel pressent aux partis et Forces démocratiques attachés à l’unité, à la paix et à la Démocratie, aux Associations de défenses des Droits de l’homme, à la Société civile Mauritanienne, à chaque Mauritanien pour exiger avec nous :


L’arrêt des opérations de recensement à vocation d’état civil,
La concertation Nationale sur ce dossier capital pour l’avenir et l’identité de la Mauritanie
L’adoption d’un système de recensement neutre et représentatif de l’état-civil fiable dans un cadre juridique concerté.


Les signataires :



AFMAF, AHME, APP, ARMEPES, CAMME, FLAM, IRA, PLEJ, MAPROM, OCVIDH, OTMF, UFP
Paris, le 24/07/2011


Lundi 25 Juillet 2011

Manifestation à Paris le 24 juillet 2011 des forces patriotiques et démocratiques mauritaniennes



Le collectif des associations mauritaniennes et les partis politiques en France ont manifesté ce dimanche 24 juillet 2011 à Paris de la place Trocadéro à l’ambassade de la Mauritanie.
Plus de 400 personnes selon les organisateurs , 300 selon la police sont venus dénoncer l’attitude hypocrite des autorités mauritaniennes, et les opérations d’enrôlement visant à exclure une partie importante de la population Mauritanienne en l’occurrence les noirs (halpulaar, Soninké, les Haratines, Wolof et Bamana.

Les manifestants ont scandaient :

- Touche pas à ma nationalité
- Je ne négocie avec ma Mauritanité
-Arrêtez le recensement

Il a fallu l’intervention la police (CRS) pour empêcher les manifestants, très en colère et très remontés qui ont voulu s’introduire dans l’enceinte de l’ambassade en essayant de défoncer la porte d’entrée. Voir les vidéos.


Lundi 25 Juillet 2011

dimanche 24 juillet 2011

TOUCHE PAS A MA NATIONALITE apporte un démenti à la déclaration de Bâ Mamadou Kalidou.

intro

La coordination du mouvement "touche pas à ma nationalité" composée des représentants de toutes les organisations membres constate la déclaration publiée sur CRIDEM au nom du mouvement IMEJ par l'intermédiaire de son président. La déclaration en question fait croire que les autorités mauritaniennes ont renoncé à leur plan cynique qui consiste à exclure les NEGRO-MAURITANIENS.

"Touche pas à ma nationalité" tient à apporter les précisons suivantes:

- la décision d'arrêter les sit-in n'a jamais été à l'ordre du jour

- au moment où à l'intérieur du pays, la contestation populaire s'organise, "touche pas à ma nationalité" compte poursuivre ces sit-in aussi longtemps que l'ETAT campera sur ses positions irresponsables.

- le mouvement appelle tous les militants à se mobiliser davantage pour les prochains sit-in.

- "touche pas à ma nationalité" considère que la déclaration n'engage que son auteur et qu'elle n'altère en rien la détermination des jeunes qui ont initié les sit-in.

- la décision selon laquelle l'IMEJ se retire du mouvement n'engage que trois personnes sur un bureau de 11 membres.

- "touche pas à ma nationalité qui a tenu sa conférence de presse ce dimanche à 11h à l'espace culturel Dadié camara, a appelé ses militants à l'intérieur et à l'extérieur du pays à répondre massivement aux sit-in. Le prochain sit-in aura lieu le jeudi prochain au centre de recensement de TEVRAGH-ZEINA juste devant le comptoir américain.

En fin nous considérons cette déclaration comme un acte de sabotage contre les intérêts négro-mauritaniens.

le coordinateur de "touche pas à ma nationalité"

ABDOUL BIRANE WANE

Déclaration : « Dynamique Touche pas à ma nationalité » : IMEJ prend acte des mesures rectificatives des pouvoirs publics.

           Nouakchott le 24/07/2011
Déclaration : « Dynamique Touche pas à ma nationalité » : IMEJ prend acte des mesures rectificatives des pouvoirs publics.
 
Deux mois après le démarrage des opérations d’enrôlement le 04 Mai dernier, l’IMEJ ainsi que beaucoup d’organisations et individualités avaient constaté le refus d’enrôlement par plusieurs commissions de centaines de citoyens mauritaniens d’origine négro-africaine ou haratine. Cette nième discrimination inadmissible avait suscité un vaste élan de contestation consistant à tenir des sit in devant les centres d’enrôlement pour exiger la rectification du déroulement de ces enrôlements (recensements) dans le sens d’une équité vis vis des différentes composantes nationales… Après quatre (4) sit in successifs tenus respectivement à Sébkha, Elmina et Tevragh zeina, et Boghé, les autorités publics ont, à l’occasion d’une émission télévisée animée le 20/07/2011, annoncé les mesures rectificatives suivantes :
-        les seuls pièces exigibles pour l’enrôlement des citoyens sont la carte d’identité nationale, l’extrait de naissance et, si vous avez moins de 45 l’extrait d’enrôlement d’un de vos parents ou un certificat de décès ;
-        L’enrôlement de tous les citoyens ayant été injustement rejetés ;
-        L’arrêt des interrogatoires humiliants à l’endroit des citoyens négro-africain ou hratines…
L’Initiative Mauritanienne pour l’Egalité et la Justice (IMEJ) prend acte de ces mesures rectificatives et entend se donner le temps de vérifier leur application effective sur le terrain. A ce titre, elle appelle tous ses militants et sympathisants à suspendre leur participation aux sit in qui ne se justifient plus.
Toutefois, si après évaluation sur le terrain, elle constatait la non application des mesures ci-haut annoncées, elle se réserve la possibilité de reprendre et même d’intensifier les protestations civiles.
 intro
Pour le Bureau exécutif
Mamadou Kalidou BA

samedi 23 juillet 2011

Les Haratine sont-ils des Arabes ou Négro-Africains ?





Les Maures considèrent les Noirs, en général, comme des captifs. Mais les Noirs qu'ils ont pu jusqu'ici capturer et réussi à mettre sous leur Joug sont, en particulier, les indigènes du Soudan et du Sénégal, ces Colonies étant à proximité de la Mauritanie et se trouvant aliéné être les greniers où ils vont, tous les ans, s'approvisionner en vivre dont leur pays désert est dépourvu et en captifs dont ils ont besoin pour leurs divers travaux, considérant eux-mêmes tout travail comme un déshonneur.
Les tatouages que portent encore la plupart des captifs et les idiomes de leur pays d'origine dont ils ont Jalousement gardé l'usage, permettent de les identifier et de se rendre compte de la proportion dans laquelle les diverses races du Soudan et du Sénégal ont payé des-tributs à la captivité en Mauritanie.
Au premier rang sont les Bambàras et les Senoufos, races qui ont fourni et fournissent le plus gros effectif; des troupes sénégalaises et dont on connaît la qualité; essentielle : « Résistance stoïque aux fatigues et aux privations»    Viennent ensuite les Sarakholés, les Toucouleurs, les Bobos, les Mossis, etc. Aux yeux des Maures, les captifs sont, ni plus ni moins, des bêtes de somme. Ils les gratifient de coups comme telles et leur donnent n'importe quoi à manger.
Fait à Tamchakett, le 10 Avril 1931. Louis HUNKANRIN

La mendicité politique : Le dialogue, le ridicule et le BASEP

Le ridicule n’a jamais tué personne, mais pour l’opposition mauritanienne il pourrait être mortel.
 
 
Depuis des mois et des mois l’opposition demande à « dialoguer » avec Ould Abdel Aziz sans que cette opposition se soit rendu compte qu’elle ne compte pas !
Qui dans cette opposition s’est rendu à cette évidence : le pouvoir c’est Aziz, il l’a conquis par la force, c’est le sien et il ne le cèdera pas ; surtout pas une opposition qui veut « dialoguer ».
Aziz est-il arrivé au pouvoir en dialoguant ? A-t-il demandé à l’opposition son avis quand il accaparé le pouvoir ? Lui a-t-il même demandé conseil en quoi que ce soit ?
Eh bien non, et pourtant l’opposition ne veut pas se rendre à cette l’évidence. Aziz, n’est pas venu par le dialogue, il n a rien à faire du dialogue, il a une légitimité usurpée et une légalité forcée. Il a le pouvoir, il a le Trésor public, il a la force armée, le BASEP et il a une pléiade de sous-fifres constitués en parti d’une majorité fictive de l’opportunisme et de la corruption qui le soutient contre les miettes que l’on connait.
Aziz est le véritable maitre des lieux, il prend son temps. Il manipule. Il dresse les uns contre les autres, allèche certains pour se retourner contre d’autres, fait un semblant d’ouverture politique pour coincer dans son entrebâillement des pauvres « opposants » avides de pouvoir.
Il en appelle aux leaders de la COD au compte-goutte pour leur faire croire qu’il veut le dialogue pour aussitôt rejeter l’essentiel. Jouant au chat et à la souris. Et l’opposition se croyant quelque chose continue à réclamer le dialogue. Et sur quelle base elle le réclame ? Sur celle de l’accord de Dakar ! Un ridicule mortel.
Mais l’accord de Dakar, c’est un mort-né. Il est l’acte par lequel une soi-disant opposition par cupidité, constituée en FND, a enterré un Président pourtant élu pour s’acoquiner avec un putschiste et légitimer sa course au pouvoir.
Aujourd’hui, elle est frappée par la « malédiction du Soufi » (voir notre article « un soufi parmi les loups » sur ce blog). Ella a attrapé une fixation maladive sur le « Dialogue ». Une opposition qui ne fait plus rien sinon de réclamer le « Dialogue ».
Ses leaders se relaient pour réclamer le dialogue et se voient frustrés par Aziz qui le leur refuse. Quelle indignité !
Une opposition qui quémande, n’est pas une opposition, c’est une mendiante politique, un pauvre hère des institutions de la République.
Ce qui est certain c’est que Aziz , n ayant de compte à rendre à personne n’a que faire de cette misère. Qu’elle continue donc à tendre la main, elle ne recevra dans son obole que ce qu’elle a donné dans le passé: la trahison des institutions, l’opportunisme politique et l’acoquinage avec les putschistes.
Mais que veut donc, cette opposition du dialogue ?
Simple : elle veut partager le pouvoir !
Elle veut ce qu’elle a toujours réclamé : « un gouvernement d’union nationale ». (voir notre article : « Le mariage de la carpe et du lapin »)
A-t-on jamais vu de plus invraisemblable ? Une opposition qui veut exercer le pouvoir sans passer par des élections, qui veut qu’on lui accorde des postes au gouvernement sans les mériter.
Pourquoi ?
Simplement par ce qu’elle a passé un accord (de Dakar) avec un putschiste par lequel elle a sacrifié un président élu pour avoir une contrepartie dans l’exercice du pouvoir !
Un accord qui est basé sur une honte ne peut générer que la honte. Un accord qui a trahi la volonté de tout un peuple. Un accord par lequel une opposition veut avoir des privilèges sans passer par les urnes est nul et non avenu. Et de ce point de vue Aziz a bien raison de la rouler encore dans la farine, on ne lui reprochera pas d’être toujours égal à lui-même.
Face à cette politique, Aziz répond par le mépris. Et là encore, rien ne pourra lui être reproché, cette opposition là n’a que ce qu’elle mérite.
Mirabeau écrivit : « Je ne connais que trois manières d'exister dans la société : il faut y être mendiant, voleur ou salarié. ». En Mauritanie, l’opposition constitue le premier, l’Etat le second et le dernier crève de misère.
Dialogue, quel dialogue ?
Pr ELY Mustapha
Source :  Haut et Fort le 23/07/2011