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jeudi 17 août 2017

L’après référendum plonge le pouvoir mauritanien dans une spirale de radicalisation.



INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA Mauritanie en Belgique ASBL
N° d’enregistrement 0.652.641.140


COMMUNIQUE

L’après référendum plonge le pouvoir mauritanien dans une spirale de radicalisation.

Les emprisonnements politiques commencent.

Le 10 août, le sénateur Mohamed ould Ghadda, adversaire irréductible du régime, est intercepté à Rosso, au poste frontière entre la Mauritanie et le Sénégal.
Suite aux séquelles physiques des bombes lacrymogènes et tabassages endurés lors des manifestations d’avant référendum, il voulait se rendre à Dakar pour y recevoir des soins médicaux.
De retour chez lui à Nouakchott, c’est tard dans la soirée du lendemain, que des policiers en civil font irruption à son domicile et sans aucun mandat, l’emmènent vers une destination inconnue.

Le 14 août, un sit-in est organisé par ses proches devant le siège de l’ONU à Nouakchott pour demander des nouvelles du sénateur.  La police disperse les militants.

Le Sénat, réuni en commission de crise,  demande aux autorités de révéler le lieu de détention de leur collègue qui, il faut le rappeler, présidait la commission sénatoriale chargée de l’enquête sur les avoirs d’une Fondation dirigée par le fils du Président.

Le G8 qui regroupe l’opposition dite radicale, des ONG et le mouvement IRA qualifie l’enlèvement et la mise au secret de Mohamed Ould Ghadda « d’un signe de recul des libertés et d’un mépris de la loi ».

C’est dans ce contexte que lors d’une conférence de presse organisée à son domicile à Nouakchott le 15 août, Biram Dah Abeid, Président du mouvement IRA, a annoncé sa candidature officielle à la présidentielle de 2019 avec l’intention de « débarrasser le pays du dictateur Mohamed Ould Abdel Aziz ».

Le 16 août des sources officielles confirment que le sénateur Mohamed Ould Ghadda se trouve à la brigade mixte de gendarmerie de Nouakchott.  Une photo de lui, visiblement mal en point et prise à l’hôpital militaire faisait la une des réseaux sociaux ce matin.

La réapparition du sénateur une semaine après son « enlèvement » et juste après la publication des résultats officiels du référendum au Journal officiel permet
aux autorités d’engager le procès de l’opposant qui perd son immunité parlementaire. Pour rappel le référendum portait, notamment, sur la suppression du Sénat. Un score de 85% de « oui » , largement contesté par l’opposition qui a dénoncé des fraudes indiscutables, l’avait emporté.

Un avocat français, Me Jean Pierre Mignard, avocat à la Cour d’Appel de Paris, vient d’accepter de prendre la défense du sénateur en appui à son collègue mauritanien Me Bouhoubeyni.

L’avenir est de plus en plus sombre pour la Mauritanie. Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz réduit au silence les voix qui dénoncent la corruption qui gangrène le régime à tous les niveaux. Il règle ses comptes avec les opposants.
Au mépris de toutes les conventions internationales qu’il a signées.
Avec le silence embarrassé ou complice de la communauté internationale.

                                                                                  IRA Mauritanie en Belgique
Bruxelles, 17 août 2017
Contacts : 0478/503 727 ou 0492/504 092




Le sénateur Ould Ghadda terrassé lors d’une manifestation anti-référendum.

mardi 15 août 2017

LA MAURITANIE A L’HEURE DES AVEUX: Esclavage et racisme, sous la façade de la modernité


I. Les protagonistes

Mohamed Abidine Ould Mrabih : cousin et proche du chef de l'Etat, secrétaire fédéral de l’Union pour la république (Upr, parti au pouvoir), dans la région d’Inchiri ; il révélait et dénonçait, dans un article de presse, les pots de vin présumés de dizaines de millions d’ouguiyas, que lui-même et son mentor-président avaient consentis au Sénateur Cheikh Ould Mohamd Eznagui, pour en acheter le vote lors de la destitution de l’ancien Président de la république, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, peu avant août 2008.

Cheikh Ould Mohamd Eznagui : sénateur, membre du parti au pouvoir en Mauritanie aujourd’hui opposé au référendum constitutionnel du 5 août 2017, frère et protégé du général Mohamed Ould Mohamd Eznagui, dignitaire du même régime que le premier récuse. Dans un enregistrement vocal, largement partagé sur les réseaux sociaux au début du mois précité, il réplique aux accusations écrites de Mohamed Abidine Ould Mrabih ; dans la séquence audio, il défie son détracteur de produire les preuves de la corruption alléguée ; au cours de l’échange, les 2 hommes s’insultent, copieusement et profèrent des menaces réciproques.

Mint Mohamd Eznagui : femme gendarme, sœur du sénateur et du général. Dans un  enregistrement audio de réponse au précédent, elle appelle l’accusateur de son frère, lui signifie qu’elle parle pour l’honorable et très noble famille Eznagui ; au grand jamais, précise-t-elle, elle ne touchera à la dignité de l’ascendance paternelle de son interlocuteur Ould Mrabih, mais « je te verse à la filiation des méprisables esclaves, dans le même lot que Biram (Biram Dah Abeid président des réseaux IRA) ; plus loin, elle ajoute, tandis qu’une autre voix agonit d’insultes la mère ou la grand père esclave de Ould Mrabih, « je suis à l’aise et libre de te dire que tu es une vile personne insignifiante qui n’a pas d’honneur, ni de dignité et nous même les femmes de la famille Eznagui, on va s’organiser pour te lyncher ». Plusieurs  membres du lignage au nom duquel la susdite pérore occupent de hautes fonctions civiles et militaires dans la République, dont l’une confère la faculté de légiférer.

Les sénateurs : Une majorité simple des sénateurs, sur un total où pourtant le parti au pouvoir disposait d’un large ascendant, votaient,  le 13 mars 2017, le rejet d’un projet d’amendement anticonstitutionnel défendu par le Chef de l’Etat; ces élus subissent, depuis,  la persécution du gouvernement ; L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) et son leader Birame Dah Abeid se sont engagés dans la défense de la chambre haute du Parlement. Dans ce contexte, les injures précitées dénotent le fossé qui sépare les déclarations publiques des sénateurs et l’état d’esprit réel dans leur entourage et foyers respectifs ; le sermon raciste de Mint Mohamd Eznagui n’a suscité aucune forme de réprobation de la part de ces sénateurs, non, plutôt le silence de la connivence honteuse.

L’opposition dite démocratique ou G8, est l’ensemble des formations politiques ou civiles déclarées partenaires du combat pour la démocratie et l’Etat de droit en Mauritanie ; IRA – Mauritanie est membre du rassemblement. Ce dernier a accueilli, les propos injurieux à la communauté des Hratin (descendants d’esclaves) par l’ignorance, la banalisation et souvent l’omission.
Le ministère public: Les autorités du pays, en vertu des lois qu’elles ont édictées et des engagements internationaux dûment ratifiés, ont toujours réitéré la résolution à sanctionner les pratiques esclavagistes et leur apologie ; elles devaient ordonner au parquet de s’autosaisir, selon les termes explicites du code de procédure pénale ; or, suivant ici la jurisprudence d’un usage bien établi, les juges s’abstiennent d’agir dans ce genre de délit, assurant alors la protection aux contrevenants, en l’occurrence dame Mint Mohamd Znagui, héritière d’une dynastie de commandement d’une tribu guerrière. Le droit ne s’applique à elle parce que les mots litigieux traduisent l’univers de sens et de valeur de l’entité hégémonique, celles des anciens maîtres d’esclaves, à la fois détenteurs actuels de l’autorité symbolique, du monopole de la force, de l’économie et du magistère religieux. Subjugué au motif erroné de la religion, le noir natif de Mauritanie est invité à chercher le chemin de son émancipation, dans le même périmètre, celui-là même qui sacralise ses chaînes. Dans la division nationale du travail que l’oppression requiert pour se reproduire, les imams et autres jurisconsultes ont la charge de veiller à la garde du troupeau Hratine, sous la menace de l’excommunication et de l’enfer éternel.

Biram Dah Abeid : défenseur de la dignité des exclus, détenu d'opinion récurent, récipiendaire de plusieurs distinctions internationales dont le prix des Nations-Unies pour la cause des droits de l'homme, ici visé par le propos raciste de Madame Mint Mohamd Eznagui, une femme du corps de la gendarmerie, dont les éléments ont pour mission de constater les crimes et délit avant de conduire les auteurs présumés devant le juge. 

Les Haratin : population autochtone, assujettie à l’esclavage, depuis des siècles par les conquérants arabo-berbères ; elle se compose, à l’origine, de serviteurs – captifs, achetés, revendus et transmis par héritage ; aujourd’hui, la plupart sont affranchis ou en rupture de ban ; selon les estimations les plus crédibles, ils représenteraient la moitié de la démographie ; marginalisés, pauvres, sous-éduqués et cantonnés dans les bidonvilles, les Hratine incarnent le cauchemar vivant du système de domination qui vit dans la hantise de leur éveil.

II. Le sens des mots

L’ambiguïté, en fait une hypocrisie systémique, demeure  la source principale des défaites cuisantes et répétées de l’opposition, face aux coteries militaires. Issue, pour l’essentiel, des castes dirigeantes au sein des tribus, l’élite politique de la Mauritanie peine à réussir la transition psychologique, de l’inégalité de naissance à la promotion de la citoyenneté : la rupture historique dont il se revendique en façade, ce personnel n’ose l’opérer dans son environnement social. Ainsi, assiste-t-on, dans un tel milieu, à la permanence d’une schizophrénie de tous les jours où le notable s’improvise révolutionnaire dehors et réactionnaire de retour dans son foyer. De cette acrobatie quotidienne de la dissimulation et du dédoublement, résulte la volatilité du vernis démocratique et républicain : à la moindre provocation sur la fibre de l’orgueil clanique et de la généalogie, le descendant de seigneur ou d’homme libre se souvient  de sa supériorité, endosse la robe du fauve pas assez domestiqué et rugit sa vérité : « nous ne sommes pas égaux », aime-t-il à se rassurer envers et contre  la marche tant redoutée de l’histoire !

III. La contrefaçon pour idéologie

La duplicité chronique irrigue l’esprit et la parole de « grande tente », dans la plupart des tribus, parmi les Oulémas autoproclamés et l’opinion ; bref, ce prêt-à-penser d’essence suprématiste sert de crédo au bloc conservateur que soude la sédimentation culturelle et morale du racisme et de la compétition  pour le prestige. Dans divers aspects de la vie, les gestes, les attitudes et l’ethos du groupe reproduisent la conscience, sans cesse grimée, de sa vocation : diriger, ne jamais être dirigé, ruser sur les apparences, sans jamais céder au fond. Les mots de Madame Mint Mohamd Znagui, le silence embarrassé des sénateurs et la neutralité des partis d’opposition caractérisent les deux facettes de l’acrobatie intrinsèque à un monde dont la mémoire récuse l’équité tandis que la prudence commande d’y adhérer, au moins en surface. Ainsi se présente, in fine, la signification des lois, de l’idéologie officielle et du partage du pouvoir en Mauritanie: une stratégie de diversion au sens militaire du terme, pour retarder le changement, ensuite l’atténuer avant de le dissoudre dans la comédie du faux semblant.
La présente note d’alerte vient corroborer des alertes antérieures, sur les contradictions structurelles de la Mauritanie ; il importe de déconstruire celles-ci, avec application et constance pédagogique, avant que leur convergence n’immerge le pays dans la violence de sa déconfiture.

Nouakchott le 14/08/2017                                                  La commission de communication

samedi 12 août 2017

COMMUNIQUE-IRA-France: les autorités mauritaniennes s'en prennent maintenant à la seule Institution qui s'est opposée à elles..

                                 

Non contentes de perdre tout crédit sur les plans nationaux comme internationaux aux vues des résultats d'un référendum déserté par la population , les autorités mauritaniennes s'en prennent maintenant à la seule Institution qui s'est opposée à elles, le Sénat, et plus précisemment à l'un de ses membres.

Nous saluons ici le courage et l'abnégation du Sénateur Mohamed Ould Ghadda à qui ces mêmes autorités mauritaniennes viennent de tout  confisquer : papiers d'identité, permis de conduire, téléphone.

Plus grave : la confiscation de sa liberté. Nous apprenons que Monsieur le Sénateur Ould Ghaddaa a été arrêté au niveau du bac de Rosso, par la police. Monsieur Ould Ghadda voulait en effet se rendre au Sénégal pour et entre autre, s'y faire soigner après son agression par les forces de police de Nouakchott la semaine dernière.

Nous rappelons ici que le Sénateur Ould Ghadda bénéficie encore à ce jour de son immunité parlementaire.

Que lui repproche-t-on ? De s'opposer très démocratiquement au processus d'un référendum non constitutionnel et qui plus est de s'opposer à ce même référendum qui demandait à sa population de répondre « oui » à la suppression du Sénat. Toute contestation au pouvoir en place devient donc passible d'arrestation. Monsieur Ghadda paye un lourd tribu à sa liberté de pensée et de parole. Plus grave encore : à sa liberté de circuler librement.

Nous, IRA France-Mauritanie, dénoncerons sans relâche ces privations de liberté individuelle lorsqu'elles résultent d'actions pacifiques, comme elles le sont par la voix du Sénateur Ghedda.

Nous dénoncerons sans relâche des privations de droits inscrits dans la Charte des Droits Humains que les autorités mauritaniennes ont pourtant « signée » dans leur Constitution par l'intermédiaire d'un ministère dédié.

Nous dénoncerons sans relâche ces manquements graves à l'absence de liberté d'expression et à toute initiative tendant à baillonner la parole de femmes et d'hommes qui en Mauritanie  ne cessent d'en être privés.

Notre statut d'Organisation Non Gouvernementale nous  permet de dénoncer publiquement ces exactions. Nous en userons au nom du principe de l' universalité des Droits Humains.


                                                           Le Bureau d'IRA France-Mauritanie

Bâ Bocar Soulé: L’homme serait capable de marcher entre des cadavres....

Réponse à Bâ Bocar Soulé, le soi-disant « dignitaire » de Bogodine. L’homme serait capable de marcher entre des cadavres tout en niant l’existence de cadavres.


Ba Bocar Soulé s’en est pris à Diko Hanoune dans l’une de ses vidéos qu’il a expédié dans les réseaux  sociaux, en vérité, cet homme qu’on nous présente comme dignitaire incontournable, le poids lourd dans le département de Mbagne, fief  natal de feu Murtodo Samba Diop paix à son âme, n’est  même pas originaire de Bogodine. C’est un fils d’immigré « aarani », que les différents pouvoirs ont utilisé contre les populations depuis  PRDS de Taya jusqu’à l’UPR d’Aziz.

Malheureusement, durant des années, Bâ Bocar Soulé a servi de couverture pour le régime sanguinaire de Taya, à maquiller les crimes commis sur des noirs à Bruxelles en passant par l’Union Africaine etc… Cet homme peut marcher entre des cadres tout en niant l’existence de cadavres.



vendredi 11 août 2017

COMMUNIQUE: Le référendum du 5 août en Mauritanie, ultime bras de fer entre le pouvoir et l’opposition ?



INITIA  INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
 IRA Mauritanie en Belgique ASBL
N° d’enregistrement 0.652.641.140

Le référendum du 5 août en Mauritanie, ultime bras de fer entre le pouvoir et l’opposition ?

Le retour à Nouakchott fin juillet de Biram Dah Abeid, Président de l’IRA Mauritanie, a été propice à un rapprochement avec une partie de l’opposition dans le cadre du mouvement de contestation contre les réformes constitutionnelles prévues à l’agenda du référendum du 5 août.

Les réformes proposées par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz concernaient, entre autres, la suppression du Sénat et de la Haute Cour de Justice ainsi qu’une modification du drapeau national.
En vertu de l’art  99 de la Constitution qui prévoit un vote séparé de l’Assemblée et du Sénat, ces réformes sont adoptées par l’Assemblée mais refusées par la majorité des sénateurs. Le Président s’en réfère alors à l’art 38 de la Constitution selon lequel il peut, « sur toute question d’importance nationale », saisir le peuple par référendum.
Cette décision déclenche une vive polémique entre spécialistes du droit constitutionnel, mais suscite surtout la colère de l’opposition et d’une large frange de la population qui y voit une manœuvre de plus du Président pour se maintenir au pouvoir.
Depuis le coup d’état qu’il a mené en 2008, Mohamed Ould Abdel Aziz arrive au terme de ses deux mandats.

C’est dans ce contexte très tendu que le Président Biram Dah Abeid et 8 partis d’opposition dite radicale et des organisations de la société civile, regroupés sous le vocable de G8, ont préconisé le boycott pur et simple du scrutin et organisé une véritable résistance contre ce projet considéré comme « un coup d’état » contre la Constitution de la République islamique de Mauritanie.

Dès le 2 août déjà, 33 sénateurs de l’opposition se sont retranchés dans le Sénat encerclé par les forces de police qui interdisent tout contact avec les manifestants, toute livraison de nourriture et l’électricité a été coupée.

Le 3 août, dans l’après-midi, Biram Dah Abeid participait à une manifestation dans le quartier Arafat de Nouakchott. Il a été personnellement visé par un membre de l’Unité de la Garde Nationale et atteint par un jet de gaz lacrymogène. Il a été emmené, inconscient, aux services d’urgence de l’hôpital national de Nouakchott. C’est vers 22h que, rétabli, il a quitté l’hôpital, décidé à reprendre sa place dans le cortège des manifestations.


Ce même jour, le porte parole du Bureau des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève, Ravina Shamdasani, faisait part de sa préoccupation concernant les troubles qui ont secoué la capitale mauritanienne depuis le 21 juillet, la suppression de certaines voix dissidentes et l’utilisation d’une force excessive contre les manifestants.

Le 5 août, jour du scrutin, les medias locaux constatent que la plupart des bureaux de vote sont très peu fréquentés. Quatre heures avant la fermeture des bureaux de vote, le Rénovateur Quotidien estimait un taux de participation autour de 20%.

Il faut encore remarquer l’absence d’observateurs de l’Union européenne pour ce scrutin boycotté par l’opposition. Interpellé à ce propos, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a répondu : « "L’union européenne n’est pas le baromètre de la vérité. Seuls les gens qui ont l’esprit encore colonisés posent ce genre de problèmes. L’opposition n’a pas boycotté. C’est une infime partie de l’opposition, je dis bien une infime partie, en déliquescence, qui n’existe que sur papier, une opposition virtuelle sur les réseaux sociaux."

Le 6 août, au cours d’une conférence de presse, le G8 annonce, avant la proclamation des résultats, qu’il ne reconnaîtra pas le verdict, estimant que ce scrutin est faussé par la complicité de la CENI aux ordres des agents du régime et en l’absence totale de tout observateur indépendant.

Le lendemain, la CENI a publié des résultats provisoires faisant état d’un taux de participation de 53,75% avec 85,65% de oui alors que certains membres du comité des sages de la CENI ont refusé de ratifier les procès verbaux.

Des informations concordantes provenant de l’intérieur du pays montrent qu’une fraude sans précédent a eu lieu. Ainsi un témoin écrit le 7 août sur le site de www.kassataya.com : « J’ai été le témoin de la plus grande fraude électorale ». Il relate qu’il a vu, dans une localité dépendant de la Moughata de Boutilimit, des enfants voter au nom d’adultes, au nom de personnes absentes de la localité et sans procuration le tout sous la supervision théorique d’un gendarme analphabète.

Quant au Président de l’IRA Mauritanie, Biram Dah Abeid, lors de la conférence de presse qu’il a tenue le 5 août,  il a alerté l’opinion publique internationale sur la persécution dont lui et sa famille sont l’objet : plus de renouvellement de son passeport, pas de délivrance de passeports pour ses enfants, mise sous écoute téléphonique par les Renseignements généraux, installation d’un poste de police à côté de sa maison.

La pseudo-victoire d’un oui fallacieux, exhibé par le pouvoir, ne trompe personne. Une fois encore, le régime a affiché un déni flagrant de démocratie et exercé une répression démesurée contre une opposition non violente.
La motivation de l’IRA Mauritanie, de Biram Dah Abeid et des militants, de par le monde, n’en est que plus renforcée.


Bruxelles, 8 août 2017

IRA Mauritanie en Belgique ASBL                            

jeudi 10 août 2017

COMMUNIQUE: Monsieur AZIZ, vous qui lirez ces lignes, vous venez une nouvelle fois de perdre....


La bataille que mène les autorités mauritaniennes pour obtenir un « oui » à leur pathétique référendum, vient d'atteindre une nouvelle fois et de manière dramatique, les militants pacifiques du boycott à ce même référendum.

Une nouvelle fois IRA et ses militants Mauritaniens ont bravé le pouvoir en s'interposant aux interdictions de manifester et de protester.
Une nouvelle fois c'est bien encore et toujours par la répression violente et ciblée que l'Unité de la Garde Nationale s'en est directement prise à Biram Dah Abeid hier soir 3 Août dans le quartier d'Arafat à Nouakchott.

Relevé et entouré de ses amis, Biram est retourné auprès des siens après avoir été soigné.
Monsieur AZIZ, en effet, s'était permis il y a quelques jours de qualifier l'opposition à ses dictats de « virtuelle ». Monsieur AZIZ, vous qui lirez ces lignes et qui aurez à rendre des comptes, pourquoi envoyez vous vos Gardes Nationaux à coups de gaz lacrymogènes contre des opposants « virtuels » ?

Pourquoi avez-vous transformé vos Ministres d'Etat en voyageurs de commerce dans toutes les provinces de Mauritanie si vous pensiez que l'opposition était « virtuelle » ?
Pourquoi Monsieur AZIZ contournez-vous le Sénat de Mauritanie en voulant le supprimer, si vous le considérez comme virtuellement opposant à vos enjeux de réformes ? Ces mêmes Sénateurs courageux viennent à leur tour de vous faire perdre tout crédit à l'intérieur comme à l'extérieur de la Mauritanie.

Une nouvelle fois vous venez de perdre. Et ce n'est pas en usurpant le pouvoir par la force et en légitimant la dictature de l'arbitraire que vous vous procurerez toute impunité. Vous venez de priver la composante noire majoritaire mauritanienne de ses documents d'état civil pour qu'elle ne vote pas « non » demain, montrant ainsi à la face du monde la négation de toute citoyenneté.
 La Mauritanie est en danger par vos seules exactions, par vos mesures dilatoires reconnues au plan international pour maintenir l'esclavage, par votre volonté d'ecxlure ses enfants de toute scolarité. 

Aujourd'hui l'opposition mauritanienne virtuelle à vos yeux reste la seule à promouvoir la Démocratie et l'Etat de droits. Et nous, opposition virtuelle internationale sommes bien là. A ses côtés. Et de manière non imaginaire et pour longtemps à ses côtés.

                                                                                           Jean-Marc Pelenc

                                                                          Président d'IRA France-Mauritanie

COMMUNIQUE: Le militant des Droits de l’homme, Monsieur Biram Dah Abeid, Président de l’IRA Mauritanie


Le militant des Droits de l’homme, Monsieur Biram Dah Abeid, Président de l’IRA Mauritanie , est victime systématiquement d’agressions, d’intimidations, de restrictions et d’écoute illégale.


Monsieur Biram Dah Abeid, Président de l’IRA Mauritanie, est rentré de manière imprévue  en Mauritanie, pour récupérer son passeport qui était confisqué par la police mauritanienne.
Il avait envoyé son passeport á un parent pour que ce dernier lui fasse des formalités consulaires auprès de l’ambassade d’Arabie Saoudite et également effectuer des démarches pour que ses enfants puissent être détenteurs de passeports. Une procédure qui exige la présence de passeport de Monsieur Biram.

 Les services de sécurité mauritanienne l’avait mis sous écoute téléphonique, á partir de Dakar, Sénégal. Et ils ont intercepté le document à Rosso,  et arrêté le porteur qui a subi un interrogatoire concernant les contacts de Biram au Sénégal.
Les autorités avaient contrôlé le passeport, tous les pays où Monsieur Dah Abeid avait obtenu des visas d’entrée et sortie. Le service de l’état civil l’a informé que les passeports de ses enfants ne seront pas délivrés et que le sien ne sera pas renouvelé parce qu’ayant une validité de six mois. Et même après ce délai aucun passeport ne lui sera plus délivré.

Nous tenons à vous informer que cette stratégie est mise en place par le Gouvernement mauritanien dans l’unique but d’entraver Monsieur Dah Abeid dans ses déplacements et l’accomplissement de son travail en tant que  militant des droits de l’homme contre l’esclavage, le racisme et les violations des droits humains en Mauritanie.
En plus de ces violations, les autorités mauritaniennes sont allées plus loin dans le harcèlement en mettant sur pied, devant son domicile, un poste de police pour intimider Monsieur Dah Abeid ainsi que ses visiteurs.[1]

Revenant dans le cadre de la contestation contre les réformes constitutionnelles soumises à un référendum qui a eu lieu le 5 août 2017 : les réformes proposées par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz sont outre la suppression du Sénat et de la Haute Cour de Justice, une modification du drapeau et l’hymne national.
Comme le stipule l’article  99 de la Constitution de 1994 qui prévoit un vote séparé de l’Assemblée et du Sénat, ces réformes sont adoptées par l’Assemblée mais refusées par la majorité des sénateurs. Le Président s’en réfère alors à l’art 38 de la Constitution selon lequel il peut, « sur toute question d’importance nationale », saisir le peuple par référendum.

C’est dans ce contexte très tendu que le Président Biram Dah Abeid et l’ensemble des leaders de l’opposition dite radicale ont organisé une véritable résistance contre cette



réforme considérée comme « un coup d’état » contre la Constitution de la République islamique de Mauritanie.

Le 3 août, dans l’après-midi, Biram Dah Abeid avait participé à une manifestation pacifique avec quelques membres de l’opposition dans le quartier Arafat de Nouakchott. Il a été personnellement ciblé par les pelletons de l’Unité de la Garde Nationale. L’officier de la garde á donné l’ordre de jeter deux á trois bombes de gaz lacrymogène sur Monsieur Dah Abeid. Il a été gravement touché et a perdu connaissance (veuillez voir les photos ci-joint). Il a été évacué aux services d’urgence de l’hôpital national de Nouakchott où il est resté hospitalisé pendant quelques heures.[2] Ses tortionnaires avaient forcé la porte pour rentrer dans la chambre de consultation contre l’avis des médecins pour interroger Monsieur Dah Abeid qui d’ailleurs a refusé catégoriquement de coopérer.[3]

La situation politique et sociale est extrêmement confuse, par exemple arrestations, tortures et intimidations des membres de la société civile et de l’opposition.[4] Du 02 au 05 août, 33 sénateurs de l’opposition sont retranchés dans le Sénat encerclé par les forces de police qui interdisent tout contact avec les manifestants, toute livraison de nourriture et l’électricité a été coupée.[5]

Il faut encore remarquer l’absence d’observateurs de l’Union européenne pour ce scrutin boycotté par l’opposition. Interpellé à ce propos, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a répondu ce 5 août : « "L’union européenne n’est pas le baromètre de la vérité. Seuls les gens qui ont l’esprit encore colonisés posent ce genre de problèmes. L’opposition n’a pas boycotté. C’est une infime partie de l’opposition, je dis bien une infime partie, en déliquescence, qui n’existe que sur papier, une opposition virtuelle sur les réseaux sociaux.[6]"

La coordination de IRA Mauritanie en Europe vous interpelle Madame la Rapporteuse des Nations Unies sur la situation désastreuse en Mauritanie. Nous souhaitons votre  intervention afin que la communauté internationale puisse être au courant des agissements des autorités mauritaniennes et exercer les pressions nécessaires afin que puisse cesser les violations graves des droits de l’homme en Mauritanie et qu’également puissent travailler dans la liberté la plus totale les défenseurs des droits de l’homme et les opposants. 

7 août 2017                                                                          La Coordination IRA en Europe

Contacts :


[1] La conférence de presse, Biram Dah Abeid le 5 aout 2017 et voir www. Cridem.org/ 5 aout 2017
[2] www.cridem. Org/_cinfo.photo ?artcile.et www.lecalam.info/q=node/5978 du 3 aout 2017
[3] www.cridem.org/ conférence de presse Biram Dah Abeid le 5 aout 2017 a Nktt
[4]  www.cridem.org du 29,30 et 31 juillet 2017, www.lecalam.info/q=
[5] www.cridem.org. 3 aout 2017 et www.fr.alakbar.info

samedi 5 août 2017

Communiqué de presse: Le retour à Nouakchott à la fin du mois de juillet de Biram Dah Abeid,



مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie 
Le retour à Nouakchott à la fin du mois de juillet de Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie a été une aubaine pour l’opposition.
Il a renforcé, avec engagement et détermination, toutes les manifestations conduites contre les réformes constitutionnelles qui violent totalement la constitution de la République Islamique de Mauritanie.

Le président Biram Dah Abeid et l’ensemble des leaders de l’opposition dite radicale ont organisé une véritable résistance contre la dictature et le référendum anticonstitutionnel qui projette de faire de Mohamed Abdel Aziz un monarque.
Lors de la marche pacifique organisée dans l’après-midi du 03 août 2017 dans la Moughataa d'Arafat, l’opposition démocratique radicale, a drainé des masses populaires manifestant leur adhésion à la résistance.

Une fois encore, le pouvoir dictatorial a sévèrement réprimé cette marche pacifique. Dès le début de la marche pacifique, les manifestants ont été accueillis par une pluie de bombes lacrymogènes et le président Biram Dah Abeid, qui a tenu à continuer la marche malgré la salve de grenades qui le visaient délibérément, s’est retrouvé gisant au sol après avoir perdu connaissance. Il ne se réveillera qu’aux environs de 19h aux urgences de l'hôpital national.

Dès son éveil, il a regagné les autres chefs de l'opposition pour continuer le combat. Il s’enquit de la situation des Sénateurs qui, pour protester contre la tenue de ce référendum anticonstitutionnel, observent, depuis mercredi 2 août 2017, un sit in à l'intérieur du Sénat dont les locaux sont assiégés par un important dispositif de forces de police qui interdisent l’accès aux sénateurs privés de ravitaillement en eau, électricité et nourriture « sur instruction des hautes autorités » disent les chefs de la police.

Le régime de Mohamed Abdel Aziz montre son vrai visage à travers cette répression sanguinaire et en face, IRA – Mauritanie et l’ensemble de l’opposition patriotique sont déterminées et bien engagées à faire échouer la forfaiture programmée.


Nouakchott le 04/8/2017       la commission de communication

Biram Dah Abeid rend hommage aux sénateurs résistants

Visite du président de l'ONG IRA-Mauritanie, M. Biram Dah Abeid aux sénateurs qui tiennent un sit-in permanent dans les locaux du sénat contre la suppression de la haute cour de justice chargée de juger le président et son gouvernement en cas de trahison, mais, également la suppression de l'institution du sénat.

 Le président IRA-Mauritanie a comparé les sénateurs qui résistent actuellement au pouvoir, aux révolutionnaires français en 1789, qui ont débarrassé le peuple  Français la dictature des hommes. Vous êtes entrain de marquer, d’écrire l’histoire mesdames et messieurs les sénateurs et tout le peuple est à vos côtés.

Les sénateurs  occupent depuis plusieurs jours leurs locaux dans l'enseigne du sénat, les accès sont bloqués  par un cordon des forces  sécuritaires, qui les privent d’eau, la nourriture, les soins, l’électricité et le téléphone, tout ça  a été coupé dès les premières heures du début de leur sit-in par le pouvoir du faux fou général Mohamed Ould Abdel Aziz. Quelle cruauté inhumaine, barbare,  c'est une occasion pour le pouvoir de laisser ces élus de la république, mourir par la fin, la soif et le manque de soins. 
  
La Révolution Française. La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789  un rappel historique


La « Nuit du 4 août »

La monarchie absolue était finie, et les premiers nobles commencent à émigrer. L'assemblée improvise une garde nationale aux ordres du marquis de La Fayette, et arbore les premières cocardes tricolores (le blanc des Bourbons était glissé entre le bleu et le rouge de la ville de Paris). Très vite, l'anarchie s'installe dans la capitale, et des rumeurs alarmistes (complot aristocratique, invasion étrangère...) provoquèrent « La Grande Peur » dans les campagnes. La fureur des paysans se déchaîna contre les demeures féodales qui furent brûlées et saccagées durant l'été. La nuit du 4 août, l'Assemblée discutait des moyens pour enrayer ces émeutes, et au fur et à mesure des discussions, elle abolit peu à peu tous les droits féodaux. Le 11 août, un décret déclare l'égalité civile et fiscale, c'est le plus grand bouleversement que la France ait connu. L'Ancien régime et les privilèges s'écroulent en l'espace d'une nuit.

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

Le 26 août, l'Assemblée adopte la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dont Mirabeau et Sieyès sont les principaux rédacteurs. Cette déclaration est maintenant devenue le modèle de la plupart des Constitutions modernes. Elle établit les droits fondamentaux de l'être humain : le droit à la liberté, à la sécurité, à l'égalité de tous devant la loi et, enfin le principe de la souveraineté populaire, par lequel la Nation, et non plus une royauté de droit divin, est proclamée dépositaire du pouvoir. Cependant, cette déclaration ne remet pas en question la monarchie des Bourbons, d'ailleurs, La Fayette et Mirabeau tout comme la majorité de l'Assemblée sont monarchistes.




Vidéo Biram et les sénateurs: https://www.youtube.com/watch?v=vLybM4_TFDs

jeudi 3 août 2017

Mauritanie : Un pays qui se décompose chaque jour sans ambulance ni moyen de secourir les blessés

Mauritanie : Un pays qui se décompose chaque jour sans ambulance ni moyen de secourir les blessés qu’on doit transporter vers l’hôpital.  Des images terribles pour l’état Mauritanien, des manifestants sauvagement réprimés, des images  montrant un pays sans ambulance ni moyen de secours pour transporter  ou évacuer les blessés vers l'hôpital. Ici le président IRA-MAURITANIE, M. Biram  Dah Abeid  porté par des manifestants sans balançoire ni ambulance vers l'hôpital avec les moyens du bord. 

Pas de véhicule de secours médicalisé,  l'état réprime dans le but de laisser les personnes gisaient au sol sans secours ni soins. On  appelle ça, la non assistance aux personnes en danger de mort. Mieux encore, cette  situation dangereuse est provoquée par les forces de l’ordre.





ALERTE INFO Biram Dah Abeid blessé lors des manifestations à Nouakchott



INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA Mauritanie en Belgique ASBL
N° d’enregistrement 0.652.641.140

ALERTE INFO Biram Dah Abeid blessé lors des manifestations à Nouakchott
Lors des manifestations de ce 3 août à Nouakchott contre le projet de référendum du Président Aziz, le Président du mouvement IRA, Biram Dah Abeid, a été blessé et transporté à l’hôpital national. C’est dans le quartier Arafat de Nouakchott que les forces de l’ordre ont été particulièrement violentes. Le leader du mouvement anti-esclavage participait avec l’opposition à l’une des nombreuses marches et manifestations prévues ce 3 août, à Nouakchott et dans le pays, pour dénoncer la tenue de ce référendum considéré comme « un coup d’état » contre la Constitution du pays et inciter les Mauritaniens à voter non.

Biram Dah Abeid a été atteint par un jet de gaz lacrymogène qui lui a fait perdre connaissance. Il a été personnellement visé par un membre de l’Unité de la Garde Nationale puisqu’aussi bien aucune autre victime n’est à déplorer parmi la foule compacte qui l’entourait. Emmené aux services d’urgence de l’hôpital national de Nouakchott, son processus vital n’est pas engagé. Une foule nombreuse a suivi les services d’urgence provoquant une situation très chaotique aux abords de l’hôpital. C’est vers 22h que, rétabli, Biram Dah Abeid a quitté l’hôpital, décidé à reprendre sa place dans le cortège des manifestations.

La tension est extrême en ce dernier jour de campagne à Nouakchott. Depuis ce matin, 33 sénateurs de l’opposition occupent le Sénat encerclé par les forces de police. Tout contact avec l’opposition en sit-in devant le Sénat est interdit, toute livraison de nourriture aux « occupants » interdite et l’électricité a été coupée.
C’est ce samedi 5 août que les Mauritaniens sont appelés à se prononcer sur les réformes proposées par le Président Aziz dont, notamment, la suppression du Sénat et de la Haute Cour de Justice.

Les militants du mouvement anti-esclavage de l’IRA en Europe, saluent le courage du Président Biram Dah Abeid et des militants mauritaniens engagés dans ce combat dont l’issue est vitale pour la Mauritanie.

3 août 2017, La Coordination IRA en Europe
Contacts :IRA MAURITANIE en Belgique ASBL, 77 Chaussée de Haecht, 1210 Bruxelles

Contacts : 0478/503 727 ou 0492/504 092

jeudi 27 juillet 2017

Information à propos de la plainte en diffamation qui oppose M. Abdoulaye Diagana, Mohamed Abba Ould Jeilany

Information à propos de la plainte en diffamation qui oppose M. Abdoulaye Diagana, Mohamed Abba Ould Jeilany et Diko Hanoune. Cette plainte a été introduite en 2014 par M. Diagana et Jeilany, auxquels, au moment des faits, j'avais proposé un droit de réponses avec large diffusion, qu’ils ont décliné. Mieux encore, depuis 3 ans, ils ont voulu faire croire à tout le monde, que l’affaire était  finie avec le retrait de l’article sur leur demande et sur celle de mes amis en 2015, puis à l'occasion de leur dernière rencontre avec Biram Dah Ould Abeid à Paris en 2017 pour enterrer la hache de guerre.


Le 7 juillet 2017, la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris m'a condamné en mon absence en tant que responsable de la publication du Blog au Secours des Haratine SOS-Abolition   pour « diffamation » envers Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany.

J'ai immédiatement fait faire appel de cette condamnation devant la cour d'appel de Paris : je ferai valoir moi-même mes moyens de défense devant les juges, en présence de mon avocat qui ensuite plaidera pour moi : ce sera donc un vrai procès.

Je vous remercie. 

Diko Hanoune